Lannonce dun diagnostic de maladie grave
Moment au combien délicat, l’annonce du diagnostic d’une maladie au pronostic défavorable repose sur les bases de la relation médecin-malade.
Le médecin doit œuvrer dans l’intérêt du patient et tenir compte de sa souffrance. L’information se doit d’être « loyale, claire et appropriée sur son état », autrement dit adaptée et compréhensible.
Toutefois, sous réserve des dispositions de l'article L. 1111-7, dans l'intérêt du malade et pour des raisons légitimes que le praticien apprécie en conscience, un malade peut être tenu dans l'ignorance d'un diagnostic ou d'un pronostic graves, sauf dans les cas où l'affection dont il est atteint expose les tiers à un risque de contamination.
Un pronostic fatal ne doit être révélé qu'avec circonspection, mais les proches doivent en être prévenus, sauf exception ou si le malade a préalablement interdit cette révélation ou désigné les tiers auxquels elle doit être faite.
Le Professeur Philip, nous expliquait que l’annonce devait être effectuée en plusieurs temps. L’annonce en elle-même, tragique et justifiée par des résultats d’examens objectifs et le savoir faire/ l’expérience du médecin. Un second temps pour répondre aux questions naturellement apparues chez le patient et évaluer ses détresses. Lors de ce second rendez-vous le choix thérapeutique est discuté avec le patient et soumis à son approbation (consentement).
L’annonce est un traumatisme psychologique indépendamment de toute souffrance physique (mais également somatique). Il met en balance les ressources de l’individu, ses expériences passées et son affect. Cette relation de confiance doit placer le patient au centre de sa prise en charge globale et personnalisée tel que le prévoit la loi du 4 mars 2002. Elle prépare le deuil de la situation de "bonne-santé" et l’acceptation des soins.
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