Phytothérapie : Sa place dans le traitement du cancer (ASCO)

Publié le par Kris

Dans un essai clinique, les graines de lin ralentissaient la progression du cancer de la prostate. Les graines de lin sont riches en oméga 3 qui agiraient sur la production des membranes cellulaires et réduiraient leur prolifération.

Elles contiennent aussi de la lignane, une hormone qui pourrait bloquer les effets dopant sur les cellules cancéreuses d'autres hormones, la testostérone et l'oestrogène, selon les chercheurs.

Une étude a aussi montré que le ginseng en forte dose peut aider les cancéreux à réduire la fatigue qui est un effet secondaire fréquent du cancer et de ses traitements.
Cette plante, aussi appelée "fleur de vie", est populaire chez les cancéreux. Des expériences animales ont déjà montré des vertus énergétiques attribuées à la ginsenosides, une substance similaire à des stéroïdes mais la plante n'avait jamais été testée scientifiquement chez les humains.

Aussi bien dans le cas des graines de lin que du ginseng, les essais cliniques ayant été menés sur les groupes relativement petits, les chercheurs sont d'avis que les résultats doivent être confirmés par d'autres essais cliniques avant que la médecine puisse les recommander comme traitement.

Par ailleurs dans un essai clinique, à grande échelle, le cartilage de requin, qui est couramment utilisé comme thérapie alternative, s'est avéré inefficace combiné à la chimiothérapie ou la radiologie pour prolonger la vie des patients atteint d'un cancer du poumon.

Les raisons de croire en l'efficacité du cartilage de requin est qu'il contient certains agents qui empêchent la formation de vaisseaux sanguins, ce qui couperait l'alimentation en sang des tumeurs, un principe qui s'est avéré efficace dans le cas de quelques médicaments.



Pour en savoir plus :
Les graines de lin, excellentes pour la santé générale et mentale
Dossier : Alimentation et santé mentale, section Oméga-3

Publié dans Pour info ...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

marina 06/06/2007 15:13

sur le pamplemousse, Kriss, il est pour moi totalement contre-indiqué avec la thérapie ciblée que je prends, il en aménuise les effets. c'est même indiqué sur la posologie.

espoirtoujours 05/06/2007 11:55

Comme tu le dis kris, le débat medecines douces contre medecines convetionnelles est quelque chose qui revient sans cesse. Mais selon un article de la revue de la ligue contre le cancer, 30% des malades essaient a un moment ou un autre la medecine 'douces'. Je ne prendrais pas position ne possédant pas les connaissances necessaires.
Mais cette article de la ligue loin d'être un simple réquisitoire dressait le constat que tout ce qui peut diminuer le stress du malade est bon pour le malade.
 

Kris 05/06/2007 12:01

En effet il existe une complémentarité, c'est pour cela que je dirais plutôt : "le débat médecines douces AVEC médecines convetionnelles est quelque chose qui revient sans cesse."See U. Kris

Kris 05/06/2007 09:04

Je sais combien le débat sur la place des médecines dites "douce" est récurrent. Nous ferons un topo prochainement sur le sujet.Pour ce qui est exclusivement de la phytothérapie. Je tiens à rappeler l’absence d’innocuité de certaines plantes !Si cette drogue est active et produit un effet, elle engage des processus métaboliques d’activation/élimination, communs certaines fois avec les médicaments.C’est l’exemple des dérivés du Millepertuis, plantes aux vertus anti-dépresseur, qui sont aussi de forts "activateurs enzymatiques". La conséquence est une perte d’efficacité des chimiothérapies prises en même temps. Au contraire le jus de pamplemousses produit l’effet inverse (inhibiteur enzymatique).Vous êtes libre d’associer à votre thérapie des compléments, parfois de phytothérapie, mais cette décision doit être prise consensuelle ment avec votre médecin référent.Kris